Malgré la crise sanitaire, le marché des pompes à chaleur (PAC), n’a pas  faibli en France en 2020. Un engouement des Français qui s’explique notamment par les nombreux dispositifs mis en place par le gouvernement, dont l’objectif est de remplacer à terme, les énergies fossiles.

Les avantages de la PAC Air/Eau et plus globalement des différents types de pompes à chaleur, ne cessent de séduire de plus en plus de Français. En mars dernier,  François Deroche, nouveau président de l’Association française pour les pompes à chaleur (AFPAC), a ainsi dressé un bilan positif de l’année 2020, lors d’un discours adressé en visioconférence.

Selon l’Afpac, la crise sanitaire a donc peu impacté le marché français des pompes à chaleur. Si les ventes ont augmenté de 84% entre 2018 et 2019, en 2020, malgré la pandémie, elles ont à peine baissé (-5% par rapport à 2019), a notamment souligné l’association. Les pompes air/eau hydrothermique représentent par ailleurs le segment le plus dynamique du secteur.

De nombreuses aides mises en place par l’État

Pour François Deroche, cet engouement s’explique en partie par les dispositifs gouvernementaux mis en place pour remplacer les vieux générateurs à énergies fossiles, par des solutions renouvelables et faiblement émettrices en carbone. Depuis 2019, plus de 200 000 chaudières ont été remplacées par des pompes à chaleur, en premier lieu grâce au CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique), puis au dispositif  Coup de pouce changement de chaudière et enfin à celui de MaPrimeRénov’.

Sur l’année 2020, 114 000 pompes à chaleur ont ainsi été posées dans le cadre du Coup de pouce changement de chaudière, soit 65% du total des ventes de PAC sur l’année. Quant aux 192 000 dossiers déposés au titre de MaPrimeRénov’ à la fin du mois de décembre 2020, 72% portaient sur un changement de chauffage. Dans ce total, les PAC air/eau représentent 20%.

La Réglementation environnementale 2020, favorable aux pompes à chaleur

Prévue pour 2022, la Réglementation environnementale 2020 (RE 2020) pour les bâtiments neufs, qui remplacera l’actuelle Rt 2012,  prévoit en outre de  privilégier les pompes à chaleur, en rendant impossible l’installation d’une chaudière fonctionnant exclusivement au gaz. Une réglementation qui concernera de façon progressive les logements individuels et collectifs, ainsi que les bâtiments du secteur tertiaire dans un souci d’atteindre la neutralité carbone.

Si en 2019, près de 60 % des maisons neuves étaient équipées d’une PAC, ce chiffre pourrait donc considérablement augmenter avec l’arrivée prochaine de la RE 2020. Pour rappel, le secteur du bâtiment en France (résidentiel et tertiaire) représente à lui seul 30 % des émissions de gaz à effet de serre.