En plus de rafraîchir une pièce d’une superficie inférieure à 30 m² avec une hauteur sous plafond de moins de 2,5 mètres, le climatiseur mobile réversible est aussi capable de jouer le rôle de chauffage d’appoint pendant les hivers rudes. Cette solution accessible et ultra pratique est idéale pour les petits budgets, particulièrement si vous vivez dans une zone à climat tempéré ou si vous, en tant que locataire, n’avez pas la possibilité de percer le mur pour installer un système de climatisation fixe. Opter pour un climatiseur mobile réversible permet-il de faire des économies d’énergie ? Eléments de réponse.

Qu’est-ce qu’un climatiseur mobile réversible ?

Le climatiseur mobile réversible est un appareil de climatisation portable, capable de rafraîchir mais aussi de chauffer une pièce dont la superficie n’excède pas les 30 m² avec une hauteur sous plafond de moins de 2,5 mètres. Contrairement à la climatisation réversible fixe, ce type d’appareil peut être déplacé d’une pièce à l’autre grâce à des roulettes intégrées. Pratique, le climatiseur mobile réversible est toutefois moins puissant et donc moins efficace qu’une climatisation fixe de type split, mais il est aussi beaucoup moins cher, aussi bien à l’achat qu’à l’usage.

On distingue deux types de climatiseurs mobiles réversibles : le monobloc et le split. Le premier est constitué d’une seule unité, intérieure, alors que le second dispose de deux unités : une à l’intérieure, l’autre à l’extérieur (la plus bruyante). Comme son le laisse entendre, ce type d’appareil est réversible, c’est-à-dire qu’il peut aussi bien rafraîchir que chauffer. Mais il est surtout efficace en chauffage d’appoint, ou en chauffage principal dans les zones à climat tempéré qui connaissent des hivers plutôt doux. Vous souhaitez en savoir plus sur cet appareil ? Découvrez ce guide complet des climatiseurs portables sur Savoir Avant Achat.

Climatiseur réversible mobile : comment ça marche ?

Il n’y a aucune différence du point de vue du principe de fonctionnement entre un climatiseur mobile réversible et un climatiseur réversible fixe. Tous deux aspirent l’air ambiant via une pompe à chaleur air / air pour générer du froid et baisser la température d’une pièce close. C’est le diffuseur de l’appareil qui rejette l’air rafraîchi dans la pièce, après passage par le détendeur qui contient le fluide frigorifique responsable de son refroidissement. Quand il est utilisé en mode chauffage, l’appareil fait transiter l’air aspiré par un compresseur qui le chauffe avant de le diffuser dans la pièce.

Par souci de praticité, de plus en plus de personnes optent pour un climatiseur mobile réversible monobloc. Si vous optez pour ce modèle, tout ce que vous aurez à faire est de le brancher sur une prise électrique, en veillant à l’orienter de manière optimale pour que l’air traité (froid ou chaud) soit diffusé dans toute la pièce. Mais avant, il est essentiel de placer la gaine d’évacuation vers une sortie extérieure, à travers une fenêtre ou en faisant un trou dans le mur. Pour que vous ayez le moins d’air possible qui rentre par l’ouverture de la fenêtre, vous pouvez opter pour un kit de calfeutrage.

Climatiseur mobile réversible : et la consommation dans tout ça ?

On pourrait penser que le climatiseur mobile réversible, peu puissant, serait forcément économe en énergie. La réalité est un peu plus nuancée. En fait, la consommation de ce type d’appareil dépend de plusieurs facteurs. Outre la puissance de la clim qui, rappelons-le, doit être choisie en fonction du volume de la pièce à rafraîchir ou à chauffer, il y a aussi le coefficient EER (Energy Efficiency Ratio), les options de l’appareil, ou encore l’usage que vous en faites (temps d’utilisation, période d’allumage, etc.).

Parlons chiffres. Selon votre type d’utilisation, une heure de climatisation avec un appareil mobile réversible coûte en moyenne 30 centimes d’euros. Ce chiffre peut cependant grimper si vous commettez l’erreur de choisir un appareil dont la puissance est démesurée par rapport à la surface à traiter. Généralement, avec l’appareil adapté et utilisé seulement en cas de nécessité, on parle d’une consommation annuelle comprise entre 100 et 300 euros, en fonction de l’isolation et de la surface de la pièce.