La France s’est fixée comme objectif de rationnaliser les dépenses énergétiques par rapport aux objectifs de développement durable. Aussi, ces dernières années ont été l’occasion d’appliquer une politique énergétique particulière, matérialisé par les certificats RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) ou encore les DPE (Diagnostic de Performance Energétique). Toutefois, le bilan est ambivalent. Certes, le système est en marche. Cependant, sa démocratisation au niveau des ménages reste encore faible. D’où une rénovation nécessaire.

Des stratégies d’incitation plus éloquentes

Le problème avec le système établi jusque là, c’est qu’il n’intéresse pas les Français. Les optiques de « maison verte » relèvent encore pour la majorité des particuliers, du domaine de l’idéaliste et non du réaliste. Aussi, faut-il mettre en place des mesures suffisamment incitatifs pour créer la volonté de s’y conformer auprès de la majorité.

Le CITE, Crédit d’Impôt de Transition Energétique est un premier pas positif. Cependant, l’ajout d’une prime de fidélité a été suggéré. En effet, les procédures et conditions du CITE semblent être lointaines et difficiles pour le particulier. Il n’a donc pas convaincu. La prime, elle, récompensera chaque effort entrepris et sera palpable. Ce sera plus effectif pour reconnaître le droit des gens de se réchauffer.

En outre, une mise en adéquation avec les structures locales et régionales est également préconisée. En effet, l’impact est plus direct lorsque les démarches sont effectuées à la base. Le but est d’établir un package financier local, incorporant les primes énergétiques.

De plus, il est aussi prévu d’améliorer le DPE afin de mettre en valeur la valeur verte d’un bien immobilier. Par exemple, l’exécution d’un audit énergétique devrait être prise en compte dans le prix de vente d’un immeuble, au moment de la transaction. Le bureau d’études Treenergy fournit ce genre de prestation à tout intéressé d’un audit énergétique. Dans le cadre de cette réforme, la réalisation d’un tel bilan pourra donc être capitalisée ; les dividendes seront obtenus au moment des transactions.

La capacité accrue des protagonistes

Le second axe des réformes envisagées porte sur l’amélioration des compétences de tous ceux qui participent à la politique énergétique. Ainsi, il est préconisé de mettre en place un RGE plus solide. En effet, l’actuel a souffert de nombreuses critiques, notamment la compétence généraliste des artisans. Ils devraient être réellement spécialisés dans l’efficience énergétique avant de pouvoir espérer obtenir la certification.

En parallèle, la transparence devrait être accrue. Le problème du système actuel est la complexité des procédures, si bien que les fournisseurs de services autant que les consommateurs s’y perdent. Le processus doit donc faire l’objet d’une simplification et l’octroi des certificats, d’une transparence pour éviter la délinquance dans le milieu.