L’usage d’énergie solaire s’apparente à une méthode écologique qui permet de produire de l’énergie électrique sans impacter sur l’environnement. Sans aucun doute, l’empreinte écologique d’un panneau photovoltaïque est inférieure à celle de l’énergie nucléaire (une méthode que la France entend éradiquer très prochainement). Mais, les panneaux solaires sont-ils complètement inoffensifs ?

Voici une petite analyse menée par Edlec qui s’est interrogé sur l’impact des panneaux solaires et chauffe eau solaire individuel sur l’environnement. Pour information, Edlec est une Entreprise d’électricité à l’ile de France qui intervient pour tout problème d’électricité et d’éclairage sur toute l’ile de France ; domotique et chauffage électrique font aussi partie de ses compétences.

Les solaires : quel est l’état de leur bilan carbone ?

En France, bilan de carbone demeure bas par rapport à la moyenne (voir notre article la consommation électrique moyenne en région parisienne) . Il est de 79gCO2-éq/kWh ; quand la moyenne mondiale s’élève à 430 gCO2-éq/kWh. Il faut en réalité entre 1 et 3 ans à un panneau pour qu’il puisse produire l’énergie ayant servi à le fabriquer. Mais Alexandre Roesch affirme qu’avec l’innovation des méthodes de production des technologies cristallines, les panneaux solaires auront produit cette énergie en un an, tout au plus ; évolution qui permettra de réduire le bilan énergétique des solaires.

Les méthodes de purification du silicium doivent encore être améliorées. Mais de manière globale, l’Europe envisage une conception écologique des solaires. Une législation pourrait voir le jour à ce sujet. Elle aura pour but d’accroître les possibilités de recyclage de ces panneaux, ainsi que réduire l’utilisation des métaux rares.

Solaires : présence excessive de métaux rares ?

Le taux d’utilisation des métaux rares dans les solaires est vraiment alarmant. La demande de silicium, augmente de jour en jour et l’on pourrait redouter que les prochaines années, cela devienne encore pire.

Mais, il faut quand même reconnaître que les solaires utilisent plutôt du silicium cristallin, un matériau plus performant et dont l’impact écologique est moins grave. Malgré tout, on ne peut nier la présence d’indium et de gallium, aussi infime soit-elle ; ce qui constitue le principal point négatif des solaires relativement à la présence de métaux rares. Surtout que sur le plan géologique, le silicium n’est pas réellement un métal rare.

La couche terrestre a plutôt une bonne teneur en ce métal. Les fabricants de panneaux solaires n’ont vraiment pas de mal en s’en procurer. Les gisements sont nombreux et ne s’épuisent pas, malgré la demande qui croît chaque jour. Pourtant, les producteurs et les façonneurs de lingots de métal se trouvent en Asie ; alors que les fabricants de solaires sont logés en Europe. Ce qui impose le transport des matériaux et peut avoir un impact en termes de bilan carbone lié au transport. Mais la situation ne tardera pas à être améliorée.

Solaires : Sont-ils recyclables ?

À l’opposé de ce que pensent les gens, les solaires sont susceptibles d’être recyclés. La disposition européenne D3E, contraint tout fabricant à procéder au rassemblement et au recyclage de ses vieux panneaux solaires. En clair, le verre et l’alu, grandement utilisés sont recyclables. La quantité de matériaux susceptibles d’être recyclés dans chaque solaire est d’environ 85% ; étant donné que cette quantité pourrait d’ici peu augmenter au vu des constantes améliorations opérées dans le mode de fabrication de ces plaques.

Il faut relever que, les premiers panneaux qui ont été fabriqués en 1990 arrivent déjà à expiration. La phase de recyclage des panneaux va donc bientôt s’intensifier. Ce qui prouvera aux détraqueurs des panneaux solaires que ces plaques ne sont pas dommageables pour l’environnement.