De l’entretien du chauffage central et de sa chaudière dépendent non seulement son efficacité énergétique (rapport entre la chaleur qu’elle produit et la quantité d’énergie qu’elle consomme), sa longévité mais aussi son innocuité.

En effet, quelque soit le type de chaudière que l’on aura choisi (chaudière gaz, bois, fioul, à condensation, électrique), si elle est mal entretenue, elle chauffera moins qu’elle ne le devrait, durera moins longtemps, Comment entretenir sa chaudière ?risquera de polluer et sera même susceptible de représenter un danger pour son utilisateur.

Dans le cadre d’une maintenance préventive, une chaudière doit donc être régulièrement nettoyée, contrôlée et ses réglages vérifiés.

Pourquoi entretenir sa chaudière et comment l’entretenir

Conformément à l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien il y à obligation d’entretenir sa chaudière dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts, il est d’ailleurs prévu de faire contrôler sa chaudière tous les ans. La loi dispose en effet que tous les appareils individuels de chauffage, de production d’eau chaude ou de cuisine, ainsi que leurs tuyaux de raccordement doivent être vérifiés (explications pour relancer votre chaudière : Procédure remettre en marche sa chaudière ) , nettoyés et réglés au moins une fois par an à l’initiative des utilisateurs.

Le professionnel chargé de procéder à cet entretien annuel vérifie l’état général de la chaudière. Si le besoin s’en fait sentir, il peut même la nettoyer et rétablir ses réglages.

Dans le cadre de son intervention annuelle, le spécialiste fournit également des conseils portant sur le bon usage de la chaudière et les améliorations qu’il serait possible d’apporter à l’installation de chauffage. Il peut aussi souligner l’intérêt que présenterait le remplacement de tout ou partie de l’installation de chauffage en termes d’économies d’énergie et de réduction d’émissions de polluants. Pour ce faire, le professionnel (il s’agit souvent de l’installateur) se base sur l’évaluation des performances énergétiques et environnementales de la chaudière qu’il est chargé de contrôler, sur son rendement par rapport à celui des chaudières les plus performantes du marché et sur ses émissions de polluants atmosphériques (NOx pour les chaudières gaz et fioul, COV et poussières pour les chaudières biomasse), en comparaison avec celles des chaudières les moins polluantes du marché.

Les différents éléments de l’installation de chauffage sur lesquels portent les conseils émis par le professionnel vont de la chaudière dans son ensemble aux émetteurs de chaleur, en passant par le brûleur à air soufflé, la production d’eau chaude sanitaire, les systèmes de régulation et de contrôle de température et les réseaux de distribution. Le taux de monoxyde de carbone (CO) est également mesuré.

Il est toutefois à noter qu’aussi judicieux qu’ils soient, les conseils donnés par le professionnel qui aura procédé à l’entretien annuel de la chaudière n’ont qu’une simple valeur indicative comme la procédure pour le démarrage d’une chaudière . En clair, et sauf dans le cas où l’entretien annuel de la chaudière aurait révélé une teneur anormalement élevée en monoxyde de carbone, ce ne sont que des recommandations. Elles ne revêtent donc pas un caractère obligatoire et l’utilisateur (ou le propriétaire) de la chaudière « incriminée » n’est nullement tenu de les appliquer.

Mais bien qu’il ne soit pas obligatoire que les conseils émis à son occasion soient suivis d’effets, l’entretien annuel reste indispensable pour que votre assurance vous dédommage en cas de sinistre.

Enfin, une attestation d’entretien est remise au commanditaire de l’entretien au plus tard 15 jours après la visite. Obligatoirement rédigée par celui qui aura procédé à l’entretien annuel, l’attestation doit contenir un certain nombre d’éléments (nom et adresse du commanditaire, date de la visite d’entretien, mention de la teneur en CO, etc.)

Depuis septembre 2009, l’entretien de votre chaudière par un professionnel qualifié est obligatoire et doit être effectué chaque année en respectant des spécifications techniques détaillées. Lire l’arrêté du 15 septembre 2009